Trouver son local professionnel quand on est sophrologue

Lorsque l’on se sent prêt à se lancer comme sophrologue se pose alors la question du lieu d’exercice de son activité. Domicile des particuliers, chez soi ou en cabinet, toutes les possibilités peuvent être envisagées à condition de respecter quelques règles essentielles.

Etre sophrologue à domicile : les avantages et les inconvénients

Lorsque l’on débute comme sophrologue, il n’est pas toujours envisageable de consacrer un budget pour le paiement mensuel de son local professionnel. C’est pourquoi de nombreux professionnels choisissent d’effectuer leurs séances de sophrologie au domicile de particuliers, le temps de garantir des revenus suffisants et réguliers. Cette option est très avantageuse, surtout si vous vous lancez comme auto-entrepreneur et que vous ne pouvez pas déduire ce type de charges de votre chiffre d’affaire.

Cependant, la contrepartie se situera au niveau des trajets que vous aurez à effectuer. Il sera important de définir votre secteur géographique mais aussi le moyen de transport que vous utiliserez. Il faudra aussi réfléchir au temps de trajet nécessaire avant et entre deux séances, le coût que cela impliquera ou encore, la possibilité de se stationner ou d’être desservi par les transports en commun près du logement de vos clients.

Car être mobile nécessite d’être flexible en étant toujours ponctuel pour vos rendez-vous. Sans compter que pour un métier comme sophrologue, mieux vaut arriver serein que stressé par les bouchons.

S’installer chez soi comme sophrologue est-ce possible ?

Il est possible de consacrer une partie de son logement à son activité, mais il faut pouvoir répondre à certaines conditions. Tout dépendra si vous êtes propriétaire ou locataire de votre logement et si oui ou non vous faites partie d’une copropriété. Certaines autorisations sont nécessaires pour transformer un local d’habitation en local à usage mixte.

A quel moment penser au local professionnel ?

Envisager de vous installer dans un cabinet de sophrologie peut se faire dès le début de votre activité. Tout dépendra de la somme que vous pourrez y allouer tous les mois. Ce budget vous aidera à définir la zone géographique dans laquelle vous souhaiterez vous implanter ou encore le partage ou non de votre cabinet avec d’autres professionnels.

Partage de local : attention au bruit

Partager son cabinet peut se faire de plusieurs façons : le local dispose de plusieurs cabinets et/ou votre propre cabinet se partage avec d’autres libéraux en fonction des jours de la semaine. Cette condition n’est possible que si votre bailleur vous l’autorise. Si vous envisagez de partager un local avec d’autres professionnels présents en même temps que vous pendant la semaine, soyez vigilant quant à l’isolement phonique des pièces comme la salle d’attente, le type de clientèle ou encore la présence ou non d’une sonnette bruyante à l’entrée.

Car le bruit peut véritablement entraver la bonne réalisation de vos séances et nuire au bon développement de votre activité.

Surface du local : séances individuelles ou collectives ?

Là encore la question du budget entre en ligne de compte car plus l’espace de votre local sera grand, plus importante sera la somme déboursée chaque mois. Une petite surface peut suffire à la réalisation de séances individuelles. Dans ce cas, il faudra mettre de côté le projet de séances de collectives et les perspectives de développement de votre activité qui vont de pair. Sauf si vous les proposez dans d’autres structures pouvant les accueillir comme les maisons culturelles ou de quartier.

Quel bail choisir ?

Si vous optez pour un local à double usage (habitation et professionnel), c’est le bail mixte qui vous permettra d’être en règle avec la législation. Pour les autres locaux, privilégiez le bail professionnel au bail commercial beaucoup moins contraignant. Sachez toutefois, que votre préavis en cas de départ sera de 6 mois contre 3 mois pour le bail mixte. Ce dernier étant proche du bail d’habitation, vous pourrez bénéficier de la réduction de votre préavis d’un mois selon votre situation.

Quel que soit votre décision, s’installer dans un cabinet de sophrologie nécessite de souscrire à une assurance local professionnel. La Chambre Syndicale de la Sophrologie a négocié pour ses membres des tarifs avantageux et sans franchise auprès de son partenaire AXA même pour les sophrologues exerçant à leur domicile.

Pour avoir plus d’informations à ce sujet, consultez notre page assurance local professionnel Multirisque.