La Chambre devient partenaire de l’A-MCA (Agence des Médecines Complémentaires et Alternatives) dans le cadre d’un grande étude scientifique visant à mesurer les effets de la sophrologie chez les aidants de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de maladies apparentées.

C’est à partir du rapport publié par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), effectuant un état des lieux sur l’efficacité et la sécurité de la sophrologie que l’A-MCA à décidé de mettre en place cette grande étude scientifique. « Les MCA ont besoin d’études rigoureuses, notamment la sophrologie, soutient Véronique SUISSA, Directrice générale de l’A-MCA. Cette pratique est de plus en plus déployée par des associations, des établissements, des structures de prise en charge des publics fragiles. Si elle détient une assise avec des formations reconnues (diplômes universitaires, titres inscrits au Répertoire national des certifications professionnelles), elle manque toutefois d’évaluation. »

La Chambre a bien entendu répondu à l’appel puisque c’était un objectif déclaré par notre Présidente Catherine Aliotta à la page 154 du même rapport :

Il est clair que le nombre d’études est très insuffisant. Notre profession a manqué d’ambition, de connaissance et surtout de moyens pour engager des études dignes de ce nom afin d’apporter les réponses que les usagers et les pouvoirs publics sont en droit d’attendre.

C’était la vocation de l’Observatoire National de la Sophrologie lorsque je l’ai fondé en 2008, mais, les dissensions au sein de notre profession n’ont pas permis d’atteindre ces objectifs. Le présent rapport et les récents travaux de la commission de normalisation Afnor à laquelle toutes les organisations ont participé devraient maintenant permettre de relancer ce projet.

La Chambre Syndicale de la Sophrologie est prête à s’engager en ce sens et à mobiliser tous les représentants de la profession, ainsi que les moyens humains et financiers pour organiser des études.

Catherine Aliotta-Rapport de l’INSERM 2020

Première étude scientifique interventionnelle auprès des aidants

L’A-MCA a décidé de porter la première étude scientifique interventionnelle, afin de mesurer l’efficacité de la pratique dans le cadre d’une méthode mixte (quantitative et qualitative). Les variables et les indicateurs sont encore à déterminer mais d’éminents universitaires issus de différents laboratoires de recherche (Professeurs en médecine, Professeurs en psychologie, épidémiologistes…) sont impliqués dans l’étude permettant de lui apporter à la fois une rigueur scientifique et une dimension transversale.

Catherine ALIOTTA sera la référente terrain, de manière à accompagner cette dimension associée à l’étude. Plus exactement, elle pilotera un groupe représentant les sophrologues et chargée de modéliser le contenu des séances selon le cahier des charges scientifiques. Ce groupe sera impliqué dans la sélection des praticiens à partir de critères définis par le protocole de recherche. Notre Présidente supervisera également les praticiens, en lien avec les chercheurs, pour s’assurer de l’homogénéité des séances tout au long de la phase de mise en œuvre.

Une étude solide

L’objectif de l’A-MCA est de construire une étude solide d’un point de vue méthodologique, afin d’aboutir à des résultats et des conclusions exploitables, même si d’autres devront, à terme, être menées. « Le nombre de participants devra, par exemple, être suffisant, complète Marion VERGONJEANNE, épidémiologiste, chargée de projets post-doctorante au sein de l’A-MCA. De même qu’il faudra au maximum limiter les biais, afin de mener à bien une étude interventionnelle avec un niveau de preuves suffisamment important. »

Si cette étude représente un pas scientifique important dans le domaine des MCA, elle sera avant tout le moyen de répondre à des enjeux sociétaux en termes de prise en considération du bien-être et de la qualité de vie des personnes souhaitant s’orienter vers la sophrologie.