Le collectif « i love sophro » a répondu aux interrogations posées par la Chambre dans cet article (voir article du 03/05/2020).


Nous avons été alertés par certains de nos membres sur les pratiques d’une entité commerciale se nommant « i love sophro » et qui propose tantôt des services, tantôt des produits aux sophrologues.

De plus, cette même entité leur propose de participer à un « collectif » d’aide aux soignants et non-soignants (annuaire), par la mise en œuvre de séances gratuites de sophrologie. Certains membres se sont plaints de ne pas avoir été contactés par des soignants ou non-soignants, et d’autres d’avoir reçu des emails à forte intention commerciale de cette entité.
Des doutes sur les véritables intentions de cette entité ont donc été posés.

Par ailleurs, d’autres membres se sont plaints de la concurrence déloyale de ces séances gratuites proposées, alors qu’ils proposent des séances en vidéoconférences payantes.
Ce sujet fera l’objet d’un autre article, voire d’autres actions de la Chambre ultérieurement.

Voici le décryptage de la Chambre afin que chacun puisse faire un choix éclairé :

1/ La gratuité commerciale
La gratuité commerciale est une notion encadrée par le Code du commerce, car elle induit souvent les consommateurs en erreur. En effet, lorsqu’une entité commerciale offre gratuitement quelque chose, un produit ou un service comme cet annuaire par exemple, c’est qu’elle tire un profit sur un autre sujet, les données personnelles par exemple.
A contrario, la gratuité proposée par une association à but non lucratif est tout à fait permise puisque c’est l’objet même de cette association.

2/ L’intention commerciale
Pour décrypter une offre alléchante, comme « aider les soignants et les non-soignants » dans ce cas précis, il convient d’analyser ce qui est demandé en contrepartie de cette offre : des données personnelles dans ce cas. Ensuite, il suffit de regarder si ces données sont utiles à l’entité pour développer son commerce.
En l’espèce, l’entité « i love sophro » collecte des coordonnées de sophrologues, et son commerce est de vendre des services aux sophrologues.
Il est donc facile de comprendre l’intention commerciale de ses actions, même si cela ne remet pas forcement en cause d’autres intentions louables par ailleurs.

3/ L’intention publicitaire
En procédant de la sorte, cette entité a construit un fichier client et surtout une notoriété qui s’apparente à de la publicité. Or, lorsqu’une entité commerciale communique pour se faire connaître, elle doit signaler son identité commerciale et ses intentions, y compris lorsqu’elle fait du mécénat. A défaut, elle trompe le consommateur sur l’image qu’elle renvoie.

Conclusions
Si l’intention semblait louable au départ, on peut donc regretter que cette entité n’ait pas clairement énoncé ses intentions et son identité commerciale.
Nous espérons que ces informations seront de nature à aider nos membres à faire un choix éclairé sur les offres et services de cette entité.

Le Conseil d’administration