Faut-il obligatoirement choisir une école de sophrologie qui applique les critères des Etats généraux ? Face cette idée reçue, la Chambre a souhaité faire le jour sur ces critères non-officiels, et souvent mal-compris.

Mauvaise information du public

La Chambre Syndicale de la Sophrologie reçoit régulièrement des questions au sujet des critères de formation posés par les Etats généraux. Elle a ainsi constaté que le public était particulièrement mal informé, et parfois même abusé à ce sujet. En cause, la circulation d’une mauvaise information suggérant le caractère obligatoire et officiel de ces critères.

Il arrive que les écoles de formation soient elles-mêmes mal renseignées sur ces critères. Nombreuses sont celles qui disent appliquer les critères des Etats généraux pensant qu’il s’agit de critères officiels, voire obligatoires.

Pratique commerciale abusive

En affirmant de tels propos, ces écoles ne savent pourtant pas qu’elles s’exposent à des risques juridiques. En diffusant une information trompeuse pour le consommateur, des poursuites pourraient être menées à leur encontre pour « pratiques commerciales trompeuses » et « publicité mensongère ».

Sur la base de ces arguments commerciaux, un consommateur mal aiguillé pourrait en effet réaliser un choix de formation ferme et définitif. Et penser, à tort, bénéficier de l’assurance d’une formation de qualité et obtenir une véritable légitimité professionnelle lors de son installation comme sophrologue.

Des critères non-officiels, non-obligatoires et restrictifs

Bien qu’honorables, les critères posés par les Etats généraux de la formation en sophrologie ne sont pourtant pas des critères officiels et obligatoires pour se former au métier de sophrologue ou pour pouvoir exercer cette profession.

En réalité, ces critères ont été posés par une petite assemblée d’écoles, initialement organisée par la FEPS (Fédération des Ecoles Professionnelles en Sophrologie), le SSP (Syndicat des Sophrologues Professionnels) et la SFS (Société Française de Sophrologie) sous l’impulsion de Bernard Santerre, Président de la FEPS de l’époque (2008).

Ces critères restrictifs reposent principalement sur la durée et le nombre d’heures de la formation des sophrologues. Cependant, ils ne s’intéressent aucunement à la qualité du processus pédagogique.

C’est pourquoi la Chambre, et 80% des écoles, ne reconnaissent pas les critères des Etats généraux car ils ne s’intéressent pas au processus pédagogique.

Quels critères pour choisir sa formation de sophrologie ?

La Chambre n’a pas souhaité poser de critères restrictifs pour évaluer la qualité d’une école ou d’une formation. Elle estime qu’une « bonne formation de sophrologie » ou une « bonne école de sophrologie » est celle qui correspond à son stagiaire parce qu’elle est en adéquation avec son projet professionnel.

Cependant, elle apporte quelques conseils afin de se poser les bonnes questions au moment de choisir sa formation de sophrologie.