La méthode Coué et la sophrologie

L’autosuggestion, plus connue sous le nom de « méthode Coué » fait partie des techniques qui ont enrichie la sophrologie dès sa création. Alphonso Caycedo s’en est inspiré, ainsi que d’autres techniques venues d’Orient et d’Occident, pour fonder une seule et unique méthode.

Qu’est-ce que la méthode Coué ?

Emilie Coué, le fondateur, définissait sa méthode comme suit : « l’autosuggestion, c’est s’implanter une idée en soi-même par soi-même. ». Il considérait, en effet, que les pensées pouvaient avoir un réel impact sur le bien-être et la santé. D’après lui, lorsqu’une personne est convaincue par une idée, son cerveau et son organisme agiraient en fonction. Aujourd’hui, la science nous confirme en quelque sorte ses dires puisque l’on connaît, par exemple, l’importance de l’effet placebo dans l’efficacité des traitements médicamenteux.

En quoi la sophrologie s’inspire-t-elle de la méthode Coué ?

Alphonso Caycedo, psychiatre et neurologue de formation, était à la recherche de nouveaux procédés thérapeutiques dans sa pratique. Il s’est notamment inspiré de l’hypnose pour fonder sa méthode mais il y a également intégré la théorie développée par Emile Coué.

Cette théorie renommée « principe d’action positive » fait partie des fondamentaux en sophrologie. D’après lui, toute action positive dirigée vers le corps ou le mental aurait une répercussion positive plus globale. Par exemple, si l’on parvient à diminuer l’intensité des douleurs chez une personne, cela pourra avoir une incidence sur son humeur au quotidien mais plus généralement sur sa qualité de vie.

Ou à moindre échelle, si une personne anxieuse se remémore une scène de bonheur, cette simple pensée pourra faire baisser son niveau d’anxiété. Ce dernier exemple a même été confirmé par une étude publiée dans Psychology and psychotherapy.

L’autosuggestion en sophrologie

De nombreux exercices de sophrologie utilisent la suggestion et l’autosuggestion. Ainsi, la personne qui pratique peut s’adresser une parole positive (le plus souvent mentalement) afin d’atteindre l’objectif qu’elle recherche. Par exemple, si elle cherche à s’apaiser alors qu’elle est soumise à des facteurs stressants, elle pourra se dire : « Je m’apaise respiration après respiration ». En complément d’un exercice de respiration, cette pensée permettra de réduire progressivement le rythme cardiaque et les sensations désagréables provoquées par le stress. Ceci s’explique notamment par le fait que le mental se focalise sur un objectif positif au lieu de tourner en boucle les pensées stressantes.

Grâce à l’influence d‘Emile Coué, la sophrologie a su enrichir sa méthode en développant de nombreux exercices basés sur l’autosuggestion. Couplée au principe de réalité objective, l’autosuggestion permet de s’orienter vers des objectifs réalistes et réalisables. De cette façon, la sophrologie séduit même les plus pragmatiques car elle s’adapte de façon concrète au quotidien des personnes qui la pratiquent.